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Les Tropéziennes, des chaussures mythiques



Alors que les chaussures plates sont l’une des grandes tendances « chaussure » pour ce printemps-été 2018, retour sur l’un des plus grands succès : la sandale tropézienne. 

Les Tropéziennes plus que des it-shoes, des chaussures mythiques

Nées à Saint-Tropez au début du siècle dernier, les sandales tropéziennes jouissent aujourd’hui d’une renommée internationale. Les sandales tropéziennes ; en mode cool pour l'été sont d'ailleurs indispensables à toutes les modeuses qui veulent fouler le bitume sans faire de fashion faux-pas. Retour sur la naissance d’une légende.

Une origine lointaine

Si elle fut façonnée dans les années 20, on en retrouve la trace sur les gravures et les statuettes datant du XIV° siècle avant Jésus-Christ. Akhenaton, roi D’Egypte, et son épouse Néfertiti portent alors à leurs pieds des sandales à lanières s’apparentant aux Tropéziennes actuelles. Dans les années 20 donc, un tisserand du nom de Boulanger créé pour les pêcheurs du hameau de Saint-Tropez, un soulier bas à semelle de cuir et aux courroies entrecroisées enserrant le pied. Mais ce n’est qu’en 1927, que Dominique Rondini, un cordonnier se lance dans la confection de spartiates tropéziennes et romaines qu’il nomme alors Tropézienne. Le succès est quasi immédiat et les chaussures se retrouvent aux pieds de personnalités illustres comme Marlène Dietrich et Colette. Exposés aux quatre coins du monde, les modèles tels que Pharos ou encore Icare deviennent très prisés à l’époque. C’est alors l’âge d’or. 

L’apogée et la renaissance  

Cet engouement est alors bousculé par la concurrence. Dès le milieu des années 30, les époux Kéklikian se mettent à leur tour à fabriquer des chaussures. Et, à l’image de tous les Disney, la fin est plutôt heureuse. Les ateliers Rondini et K.Jacques – entreprise familiale rebaptisée ainsi par les époux Kéklikian dans les années 70 – deviennent alors les pionniers dans la fabrication des Tropéziennes. Les codes existants sont alors bousculés au fil des ans, un vent de modernité souffle alors sur les sandales. Portées par Brigitte Bardot dans les années 60 notamment, c’est surtout Kate Moss paparazzée en descendant de voiture chaussée d’une paire de Tropéziennes – et plus particulièrement avec le modèle Épicure – qui leur assure une exposition planétaire. La notoriété de la Tropézienne dépasse alors les frontières de la région et elle devient bien plus qu’une paire de chaussures : un emblème, un must-have pour toutes les stars de la planète à l’image de Michelle Obama, de Jessica Alba ou encore de Marion Cotillard.  

Elle est aujourd’hui LA chaussure qu’il faut compter dans son dressing pour être dans la tendance. Classique, moderne, à pompons, plumes ou paillettes notamment, la Tropézienne fait le bonheur de toute la famille. Et pour cause, entre la « Monaco », la « Haquina », « l’Home », la « Belinda » ou encore la « Hilan », ce ne sont pas les modèles qui manquent. D’autant, qu’elle se décline également en botte et en bottines – modèle « Flocon » en l’occurrence – pour passer l’hiver au chaud. 

Bref, même si les Tropéziennes ne sont pas des pièces iconiques de l’histoire du cinéma à l’image du béret de Faye Dunaway dans Bonnie and Clyde, elle fait néanmoins partie du vestiaire iconique de toute la tribu ! Et qui sait, à l’approche du Festival International du Film à Cannes, de nouvelles stars fouleront peut-être le tapis rouge avec l’un des derniers modèles …  


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Auteur : Club Féminin Team


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