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Emancipation des femmes : les progrès du Maroc



e Maroc est l’un des pays les plus avancés du monde arabe en matière d’émancipation féminine. Un virage initié depuis une vingtaine d’année en faveur des droits et libertés des femmes, qui s’est matérialisé ces derniers mois avec plusieurs lois de progrès pour les femmes marocaines (ouverture des dernières professions réservées aux hommes, durcissement de la législation concernant les violences conjugales,…).

Le 22 janvier 2018, le roi du Maroc, Sa Majesté Mohammed VI, a ouvert aux femmes la profession d’Adoul (un équivalent de nos notaires), qui était encore exclusivement réservée aux hommes. Une décision plus que symbolique : il s’agissait de la dernière profession interdite aux femmes marocaines.

Moins d’un mois plus tard, le mercredi 14 février, c’est le Parlement marocain qui s’est prononcé en faveur de l’égalité homme/femme. Les députés ont voté une nouvelle loi sur les violences subies par les femmes qui punit « certains actes considérés comme des formes de harcèlement, d’agression, d’exploitation sexuelle ou de mauvais traitement », et met en place des « mécanismes pour prendre en charge les femmes victimes ».

« Un grand merci pour ce travail qui décortique les nouveaux droits de la femme marocaine, en termes de Harcèlement sexuel, Répudiation, Mariage forcé, Injures et diffamations sexistes, Respect de la vie privée, Enlèvement et séquestration, Menaces, Protection de la victime », s’est félicitée Bassima Hakkaoui, la ministre marocaine de la Famille, de la Femme et de la Solidarité, sur sa page Facebook.

Deux évolutions législatives qui ont beaucoup fait parler à travers le monde. Les Marocaines devenant des porte-drapeaux du recul de l’obscurantisme de Genre et de la misogynie de certaines sociétés traditionnelles.

Des progrès importants qui sont pourtant le fruit d’un long travail et d’un processus lancé par les autorités marocaines au début du siècle. Un mouvement qui prend racine en 2004, avec l’adoption d‘un nouveau code de la Famille marocaine (Moudawana), qui a redistribué les cartes et ouvert la porte à une égalité entre les genres.

La Moudawana a ainsi permis de fixer l’âge légal du mariage à 18 ans pour les deux sexes (alors que les filles pouvaient être mariées dès l’âge de 15 ans). Elle a aboli la tutelle matrimoniale lors de la contraction du mariage, et reconnu le droit au divorce pour les deux époux. Elle a enfin établi que la famille est codirigée par les deux époux, qui doivent se concerter avant de prendre d’importantes décisions.

La deuxième étape majeure de ce mouvement d‘émancipation des femmes marocaines a été la mise en place en 2011, d’une nouvelle Constitution, qui assure que les hommes et les femmes sont égaux et que « le Royaume du Maroc s’engage à combattre et bannir toute discrimination à l’égard de quiconque en raison du sexe ». Dix-huit engagements en faveur du droit des femmes ont été intégrés dans cette constitution.

L’évolution de la condition de la Femme au Maroc nous apprend deux choses : il faut du temps, de la patience et de la persévérance pour faire évoluer les mentalités et les mœurs ; mais avec ces ingrédients, tout est possible et les femmes peuvent (et doivent) imposer une stricte égalité partout dans le monde.


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Auteur : Club Féminin Team


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